En attendant de vous décrire ma première semaine d’entraînement et mon premier match amical, revenons sur la première journée du championnat de France de Ligue 1, en parlant tout d’abord des consignes édictées par la LFP. Une journée spectaculaire, avec quelques décisions litigieuses, qui n’auront pourtant pas fait trop de vagues dans les médias. Simple accalmie due au début de saison, ou changement de mentalité?
ENFIN!!!!!!! Après avoir été sevré de football pendant 2 mois et seulement quelques matches amicaux et trophées sans importance à se mettre sous la dent, le retour de notre bien-aimé (et injustement décrié) championnat. L’occasion aussi de réunir arbitres, capitaines et entraîneurs, lors de la grand-messe annuelle qu’est la réunion de rentrée de la LFP du 3 août 2009.

Entre autres blablatages pompeux du vénéré président de la LFP Frédéric Thiriez, – assisté de Gérard Houiller (DTN) et Marc Batta (patron des arbitres) - l’occasion était ici de mettre au point les nouvelles consignes arbitrales pour la nouvelle saison. Les arbitres ont d’abord annoncé qu’ils mettraient l’accent sur «les tacles qui mettent en danger l’intégrité physique, le respect mutuel et les simulations, concernant notamment les blessures». Normal me direz vous : l’an dernier, on a vu beaucoup de tacles plus que virils (Makélélé contre Saint-Etienne, Mangané qui brise la jambe de Lacourt…). Rien à dire là dessus, mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse, c’est à dire siffler à chaque contact. Le foot est d’abord un sport viril, comme semblent l’oublier les charmants ados du samedi après-midi qui pleurnichent à chaque coup d’épaule. Laisser l’avantage est encore la meilleure solution, et seulement ensuite sanctionner durement les gestes vraiment graves.
Plusieurs cas litigieux ont été abordés, comme la différence entre «anéantir une occasion de but, ce qui impose coup franc ou penalty avec exclusion, et stopper une attaque prometteuse, qui doit entraîner coup franc et avertissement». Je profite de l’occasion pour rétablir la vérité : la notion de « dernier défenseur » n’existe pas, n’en déplaise aux commentateurs qui font souvent la bourde (et reprise par bon nombre d’amateurs, il va sans dire). L’intitulé exact de la loi est celui-ci : Le joueur est exclu du terrain s’il anéantit une occasion de but manifeste d’un adversaire se dirigeant vers son but en commettant une faute passible d’un coup franc ou penalty. Dans les faits, un joueur qui fauche un attaquant qui part sur l’aile en position de dernier défenseur ne récoltera qu’un carton jaune. Voilà la nuance.
Pour clore la réunion, tous les participants se sont prêtés à un quiz sur le thème des fautes de main dans la surface. «A ce jeu, les arbitres ont eu 96% de décisions communes, tandis que les joueurs et les entraîneurs se partageaient à peu près à 50-50, pour savoir s’il y avait penalty ou pas» a détaillé Marc Batta. Déclaration édifiante : les arbitres sont quasiment tous d’accord sur les situations où siffler, les entraîneurs et joueurs sont à 50/50 ; ça prouve que les entraineurs connaissent mal les règles du jeu, d’une part, et que d’autre part les sempiternelles polémiques sont souvent des histoires de mauvaise interprètation. Bonne idée donc que ce « quizz », qui amène à une conclusion qui fait l’unanimité : «Tout joueur qui joue les bras écartés, c’est-à -dire dans une position pas naturelle, doit être sanctionné si le ballon entre en contact avec son bras dans la surface de réparation»
1ère journée : des décisions litigieuses, mais peu décriées. Un bon début?

Pour les amateurs de spectacle (et dieu sait que j’abhorre cette conception du foot…un beau match ce n’est pas forcément un 5-4 avec petits ponts, passements de jambe et attaque à tout va), cette première journée de Ligue 1 aura tenu toutes ses promesses. Chose agréable : les décisions litigieuses prises ici ou là n’ont pas été sujettes à polémiques, malgré une tentative ridicule d’Eric Besnard sur Canal +, à la suite du penalty provoqué par Cris : « c’est la première mini-polémique de la saison!! »
Le Mans/Lyon, au Stade Léon-Bollée (à 15 minutes de chez moi^^). En seconde mi-temps, le manceau Maïga, à la lutte avec Cris, suite à un ballon aérien, tombe dans la surface ; l’arbitre de la rencontre, M. Piccirillo, siffle un penalty sans hésiter, ce qui peut paraître sévère. La raison? Lors du duel, le brésilien de Lyon pose ses mains dans le dos de l’attaquant et le pousse légèrement, ce qui le déséquilibre. Penalty marqué par Coutadeur.
Mon avis : Lorsque j’arbitre des rencontres, je porte une attention particulière aux mains dans le dos sur les balles aériennes ainsi qu’aux tirages de maillots, que je siffle à chaque fois. Ici, Cris met les mains dans le dos de Maïga. Même si ce n’est pas une grosse faute en soi, la faute est là . Bravo à M. Piccirillo pour avoir pris ses responsabliltés sur l’action.
Quelques situations de hors-jeu litigieuses vite expédiées par les commentateurs, et voilà une 1ère journée agréable tout en sobriété (Mis à part M.Aulas, mais bon…). J’espère que ce sera le point de départ d’une saison avec moins de querelles dues à l’arbitrage, mais ne nous leurrons pas, ce n’est que le début. A suivre.
