Suite de l’article consacré à la loi I sur le terrain de football, où vous apprendrez comment un terrain peut-être déclaré impraticable, comment doit réagir précisément l’arbitre en cas de brouillard et/ou panne d’éléctricité, et quelques précisions sur l’équipement du terrain.
Premier cas remarquable : que faire si la barre transversale se brise? ça n’arrive jamais, ou quasiment (je me rappelle juste d’avoir vu dans un vieux manuel de foot l’histoire de ce gardien anglais qui était tellement gros qu’il avait cassé la barre transversale en s’y pendant, dans les années 1920), mais c’est une question vicieuse souvent rencontrée dans les questionnaires de notre bien-aimée CDA. Si la barre transversale se rompt, alors le jeu doit être immédiatement arrêté. Deux solutions : soit elle est irréparable et le match s’arrête définitivement (avec Rapport à la commission compétente), soit elle est réparable (l’usage d’une corde en remplacement n’est pas autorisé) et dans ce cas, on reprend par une balle à terre à l’endroit où se trouvait le ballon au moment de l’arrêt de jeu.
Second cas, que l’on va sans doute retrouver très bientôt : dans quels cas un terrain peut-il être déclaré impraticable? L’arbitre est seul juge pour décider de la praticabilité ou non du terrain, et peu décider de le déclarer non apte si :
- le sol est en très mauvais état (cela n’empâche pas certains matches de se jouer, comme à Toulouse la semaine dernière) à cause de la pluie, de la neige, etc…
- Mauvaises conditions atmosphèriques (pluie, orage, tempête, etc…)
- Mauvais équipement du terrain (buts non conformes, marquage inexistant, absence de filets, etc…) – vous vous doutez bien que ce cas est extrêmement rare.
S’il est confronté à un arrêté municipal constatant l’impraticabilité du terrain, l’arbitre doit joindre tout document justificatif qu’il pourra se procurer à son rapport, et le noter sur la feuille de match. Là encore, cela reste très rare, puisque que ce sont souvent les Districts et les Ligues qui prennent soin de reporter les journées de championnat à cause de l’état des terrains.
En cas de brouillard, l’arbitre arrête le jeu si les deux assistants, placés au coin opposé du terrain, ne peuvent se voir. Dans ce cas (et en cas de pylône qui « claque »), la durée totale des arrêts de jeu ne doit pas excéder 45 minutes, tous arrêts cumulés. C’est à dire que si un match est interrompu 15 minutes à cause du brouillard et que quelques minutes plus tard, un pylône est en panne, alors l’arrêt de jeu ne devra pas excéder 30 minutes (pour ne pas dépasser les 45 minutes d’arrêt). Cette loi ne s’applique pas à la séance de tirs aux buts, qui est considérée comme ne faisant pas partie du match en lui-même (ne me demandez pas pourquoi…)
Un exemple me vient à l’esprit : les trentenaires et les supporters de l’OM se rappelleront du scénario du quart de finale de la Coupe des Champions entre le Milan AC et le club phocéen, en 1991. Récapitulons : après avoir fait 1-1 à San Siro, Marseille accueille le double tenant du titre de Gullit, Rijkaard, Baresi…Après avoir été sonné par un contact avec un milanais, Chris Waddle reprend de volée un ballon dévié par Papin et marque. A quelques minutes de la fin, un pylône du Stade Vélodrome tombe en panne.  Un ingénieur de Canal+ s’affaire et le répare en moins de 45 minutes, mais rien n’y fait : les milanais refusent de rentrer sur le terrain, et pensent pouvoir faire rejouer le match. Le score final, 1-0 pour l’OM, sera entériné, et Milan sera suspendu de toute compétition européenne pendant un an pour avoir refusé de rentrer sur le terrain après ordre de l’arbitre. Par contre, si l’interruption avait dépassé 45 minutes, les marseillais auraient perdu sur tapis vert. Vidéo rétrospective, avec en prime, les explications de Michel Vautrot :
Prochain article : la loi II sur le ballon de football, avec là encore quelques subtilités.

» dans ce cas, on reprend par une balle à terre à l’endroit où se trouvait le ballon au moment de l’arrêt de jeu. »
ET le SRCP LOI 8 monsieur Jodeau ? :Pp